Jour 3 : Etape à Bollène (84) - 3 août

Publié le par sauvons-la-maternite-2011

2-aout-bolle.jpgIl roule depuis ce matin 6 heures"à la fraîche", il a passé le panneau Bollène à 11h30 ce matin. Ce soir, à 18h, le maire rencontrera, André Lachard, président du Comité d'amélioration et de sauvegarde de l'Hôpital de Valréas, qui est aussi vice-président depuis 1990, de la coordiantion nationale des comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité. "400 sites médicaux de proximité sont actuellement menacés", déplore André Lachard, "nous nous battons depuis 21 ans." Il sera accompagné d'une délégation avec banderolles. Une conférence de presse aura lieu à la même heure. Médias présents : la Marseillaise, Vaucluse Matin, la Provence et la Tribune.

Le buzz médiatique fait son effet. "Les routiers nous claxonnent, les vacanciers dans leur voiture nous lancent des messages de soutien, les passants reconnaissent le convoi pour l'avoir vu à la télé ou dans la presse." raconte le maire. Bernard Jourda, un membre de l'équipe faisait des courses à Cavaillon, il raconte : "Avec le T Shirt  dans le supermarché, j'ai été sollicité par de nombreux clients et employés qui sont venus me dire tout le bien qu'ils pensaient de ce tour de France du maire pour la défense de notre maternité. "

 

Les commentaires de Marc Vuillemot sur l'étape.

Ça devait arriver. Et c'est à Orange que ça s'est produit. Juste après être passé, pas peu fier d'avoir tenu jusque là une moyenne de 26 km/h, sous l'arc de triomphe romain de la ville. Première panne électrique de mon fidèle destrier. Démontage, échange téléphonique avec le fabriquant, bricolage. Échec. Heureusement qu'un petit frère vélo est arrivé sur l'un des deux véhicules d'assistance. Et l'aventure a repris sans plus attendre. Besogneux, les volontaires de notre caravane se sont mis au
travail pour réparer la panne pendant que nous poursuivions notre route.

Je retiendrai à nouveau de cette étape forcée l'amabilité des gens s'approchant de nous, nous reconnaissant, dépités de ne pouvoir aider à la réparation, mais témoignant leurs encouragements, proposant de signer la pétition. Oui, sans le savoir, sans le vouloir, j'ai le sentiment de porter un fardeau de combat qui va bien au-delà de celui de "notre" maternité : celui de l'espoir de professionnels de la santé, de citoyens-usagers des services de soins publics (et non de "clients" comme les qualifie M. Perrot, patron du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne, dans les belles plaquettes qu'il leur distribue dans les beaux présentoirs de ses établissements...), que le combat pour la sauvegarde de la maternité de La Seyne soit aussi celui de tous les territoires victimes de la Loi "Bachelot" et, même au-delà, pour la défense du service public républicain en général, comme me l'ont dit hier soir, au camping de Cavaillon, un juge, un enseignant, une auxiliaire de puériculture, chacun dans les domaines qui le concernent.
Ça, et ce qui s'est passé ce soir au camping de Bollène, où nous avons tenu un long échange, en présence de la presse (que je ne remercierai jamais assez de l'attention qu'elle prête aux enjeux que je porte), avec ceux qui, depuis 21 ans, se battent pour la maternité de Valréas (84).
On ne parlera pas "d'universalité" de la lutte, mais au moins de "parallélisme des formes". C'est ce qu'ont voulu dire les quelque 200 campeurs et le gestionnaire du camping de Bollène qui ont tenu à signer la pétition. Avec une mention spéciale pour ce pasteur anglican qui s'est proposé - et y est parvenu - de faire signer tous les campeurs britanniques du coin... qui savent bien, eux, ce qu'entraîne la privatisation du service public... celui des chemins de fer, par exemple... et s'accrochent à leur service public gratuit de santé.

Ça m'a conduit à demander par SMS à Martine Aubry, qui m'a adressé ce matin ses encouragements par le même moyen, de mesurer l'importance du sujet et de formuler le souhait que nous, les socialistes, soyons clairement explicites dans notre projet pour 2012 sur notre volonté de révision de la Loi Bachelot. Notre peuple attend ça de nous. Sinon, toujours pas de réponse à ma demande de rendez-vous au ministère de la santé... Au nom de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), ils ont dû supprimer les abonnements à la presse écrite et oublier d'acheter les décodeurs
pour recevoir la TNT. À moins qu'ils ne s'assoient sur les actes et les paroles des élus locaux qui, pourtant, portent les cris de détresse de leurs peuples... 

 


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