Des Sablettes aux Sablons

Publié le par sauvons-la-maternite-2011

Pluie et "vent de front" ne freinent pas la courageuse caravane seynoise, toujours chaleureusement accueillie par les élus locaux... et de la Région Ile de France cette fois. Episode 14 du récit de Marc Vuillemot.

 

Tandis que nous pédalions rudement, sous la pluie et vent de front, je ressassais cette maxime historique bien connue des parturientes du XXIe siècle : "Il est moins périlleux de prendre les eaux sur la tête en pédalant vers l'église Saint-Philippe de Veneux - Les Sablons que de les perdre dans une voiture coincée dans les embouteillages quotidiens en direction de l'hôpital Sainte-Musse de Toulon". 55 km dans le brouillard et sous la flotte, sur la nationale 6, il faut qu'on l'aime, notre maternité, pour aller la sauver dans de pareilles conditions ! Sûrement plus que les exécuteurs de basses œuvres de l'ARS et les laquais du CHITS à leur solde qui, au fond, ne sont que de misérables pegreleux, certes sûrement mieux rémunérés que les fonctionnaires de terrain qui, eux, exercent leur mission dans la voie du positif malgré les vicissitudes des réductions de moyens qu'on leur fait endurer, pegreleux à qui on ne peut finalement pas en vouloir, parce que, bêtement, on n'a jamais dû leur apprendre à, simplement, aimer leurs semblables de l'Humanité. Mais on l'a fait, avec Patrick et Massimo. Même que Massimo est écœurant, avec ses 27 ans et son vélo de course, obligé de nous attendre quand nous souffrons des gambettes, du fessier et de l'échine sur les nôtres supposés nous soulager de leurs assistances électriques ! Mais nous y sommes donc parvenus, certes trempés et transis de froid, à cette jolie petite commune de Seine-et-Marne. Et nous y avons été accueillis par une Seynoise d'origine, Mireille Ferri, conseillère régionale de l'Ile-de-France en charge de l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la région, représentant Jean-Paul Huchon, président de la Région. Elle a partagé le repas avec nous, avant que ne nous rejoignent deux sympathiques adjoints au maire de Veneux, Pascal Souchard et Amar Ouabdesselam, respectivement chargés des travaux et des sports et la jeunesse. Avec lesquels nous avons longuement échangé sur... devinez... le désengagement récurrent de cet Etat oublieux de ses fondamentaux dans l'offre de services publics qu'ils considèrent, comme nous, essentiels dans une République qui est supposée appliquer le mode d'emploi basique de l'Egalité, territoriale et sociale. Et, rayon d'éclaircie en cette grise journée... Nathalie nous est revenue au train de 13 heures 45, porteuse de saucisses de Peruggia dont elle nous a régalés. Avec Cécile, elles se partagent désormais la logistique nutritionnelle dont nos carcasses ont bien besoin. Chapeau bas à elles deux !

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